Archives pour la catégorie Société

Bâle III : huit ans pour réformer les banques

Bâme III: au croisement ou dans l'impasse de la réfore?Publiés en décembre 2010 pour définir un nouveau cadre réglementaire encadrant les activités bancaires, les Accords de Bâle III devraient, selon le calendrier communautaire, être mis en œuvre le 31 décembre 2012. A deux mois de leur entrée en vigueur, Tendances-Éco retrace les principaux éléments de la réforme adoptée en 2007 devant renforcer le système financier suite à la crise des subprimes.

La logique de l’accord.

Les accords de Bâle III partent du constat que la gravité de la crise s’explique en grande partie par la croissance excessive des activités de bilans et, surtout de celles hors bilan, dont l’illustration la plus parlante est l’accroissement exponentiel des produits dérivés, tandis que, parallèlement, le niveau et la qualité des fonds propres destinés à couvrir les risques bancaires se dégradaient. Alors que de nombreuses enseignes ne disposaient pas de réserves suffisantes pour faire face à une crise de liquidités, le système bancaire s’est ainsi révélé incapable de restaurer le fonctionnement normal des marchés. La fragilité des bilans, l’engouement pour les emprunts toxiques ; le manque solvabilité des banques et l’interdépendance des ces dernières -faisant planer un risque d’effet domino-  ont débouché sur une crise généralisée.

L’interconnexion bancaire internationale, l’investissement massif dans les produits dérivés et la dissociation des activités bancaire du financement de l’économie réelle au profit des activités de spéculation et de gestion d’actifs ont impliqué la nécessité d’une intervention coordonnée des régulations bancaires pour améliorer la résistance des institutions financières aux chocs économiques.

Les accords de Bâle III, dont les étapes de sa mise en œuvre s’étalent jusqu’en 2018, sont destinés à agir contre les défauts de liquidité des banques. Aucune attention n’est donc portée sur les raisons structurelles de la crise des subprimes. Un peu de réflexivité n’aurait pas été de trop.

Les principales dispositions à venir.

Parmi les avancées qui permettraient d’améliorer la résistance des banques aux chocs économiques, les Accords de Bâle III projettent notamment de mettre en place un ratio de liquidité pour les banques internationales de l’ordre de 7% mais également un ratio d’effet de levier limitant l’émission les produits dérivés, de redéfinir la notion de fonds propres, de réviser la couverture de certains risques, d’instaurer des mesures contra-cycliques permettant de jouer sur les taux directeurs et également d’intégrer l’ajustement de valeur de crédit pour tenir compte de la probabilité de défaut des produits financiers.

Les Accords de Bâle III ont ainsi pour objectif de recommander aux banques de structurer leur bilan de  façon à respecter le ratio McDonough (anciennement ratio Cooke). Ce nouveau ratio enrichit plus l’esprit de l’accord initial de 1988 qu’il ne le modifie et ce, malgré la crise de 2007.

Pour une banque, les dettes sont essentiellement constituées des dépôts à vue. Les actifs financiers sont constitués des crédits octroyés. La solvabilité d’une banque est donc sa capacité à faire face aux demandes de retrait de ses déposants.

Il est également instructif de se pencher sur les dispositions de l’Accord qui font polémique au sein des institutions : elles révèlent les réels points de clivages sur le devenir de la finance. Le versement de bonus est un de ces éléments conflictuels qui échappe au nécessaire consensus pour réformer la finance.

Le Parlement Européen souhaiterait limiter plus strictement les bonus en faisant en sorte que ces derniers ne puissent pas être supérieurs aux salaires fixes. Cette option n’a pas été envisagée par les Etats membres. Le Parlement voudrait également que les banques ne puissent pas distribuer de bonus sur les bénéfices réalisés via le prêt à long terme de la BCE (LTRO). Cela n’a pas été envisagé non plus par les Etats membres. La moralisation des comportements des agents financiers ne semble donc pas à l’ordre du jour en raison de la réticence des 27.

La séparation des activités de dépôt et de gestion d’actif ne semble plus être le fer de lance de la réforme du système bancaire. Ce qui fut présenté comme une obligation imposée aux structures bancaires pour limiter l’influence de la spéculation sur les activités classiques ne deviendrait plus qu’une mesure incitative.

Un intérêt limité ?

Frédéric Lordon des Économistes Atterrés s’est exprimé sur le sujet. Dans une allocution d’un quart d’heure il avance que « les propositions de Bâle III sont quantitativement ridicules » et que le ratio des 7% des liquidités est « un compromis » qui « méconnait le risque systémique de propagation d’un accident local à une échelle internationale ». L’économiste préconise de prendre comme ratio le taux qui conviendrait à la banque la plus en difficulté qu’il estime aux alentours de 20%. Le texte de Bâle partirait donc d’une bonne intention mais serait incomplet.


Économistes atterrés: Frédéric Lordon par BTrenaissance

L’économiste pointe également une sempiternelle critique formulée à l’encontre du monde de la finance : sa sociologie. L’étude prosopographique des personnes composant les institutions nationales ou internationale de régulation de la finance montre que les représentants de grandes enseignes bancaires s’insèrent dans ces organisations. La présomption de conflit d’intérêts est largement présente. Cet aspect des enjeux de la régulation financière exposé par Frédéric Lordon n’est pas sans rappeler le documentaire sur Goldman Sachs.

Le prix de l’inégalité : les limites du rêve américain par Stiglitz

Dans son nouvel ouvrage, l’économiste-prix-Nobel-intellectuel-professeur-expert-médiatique, Joseph Stiglitz rompt avec les mythes économiques américains pour dévoiler la triste réalité sociale. « Le Prix de l’inégalité » dresse un constat affligeant des conséquences de plusieurs décennies d’un libéralisme marqué par une financiarisation accrue de l’économie et d’un accroissement exponentiel des inégalités économiques et sociales.

 

Un antilibéralisme à la « Occupy Wall Street » ?

Stiglitz constate que, dorénavant et à rebours des postulats économiques, « la richesse d’une personne ne dépend plus de sa contribution à la société mais de sa capacité à s’accaparer les revenus des autres ». La crise aurait permis de mettre en lumière les incohérences d’un modèle économique qui, contrairement à ce que sa doctrine prône, n’engendre pas le bonheur généralisé.

L’American Dream et la figure de l’entrepreneur self-made-man sont écornés. Joseph Stiglitz rappelle qu’ « on avait coutume de dire que si les riches s’enrichissaient, cette richesse ruissellerait sur l’ensemble de l’économie et bénéficierait à tous » avant de trancher, « c’est faux ! ». L’indicateur mis en avant est celui des inégalités et de la relative indifférence que cela engendre :

« Le 1% supérieur a les plus belles maisons, la meilleur éducation, les meilleurs médecins et le mode de vie le plus agréable, mais il y a une chose que l’argent, apparemment, n’a pas acheté : la compréhension que son sort est lié à la façon dont vivent les 99% restants ».

L’économiste concède que « depuis 2008, il y a eu quelques améliorations » économiques limitant les dérives financières « mais il est encore facile de faire de l’argent en manipulant les marchés » regrette-il. Bien que l’économie tienne une place prépondérante dans son ouvrage, Joe Stiglitz traite de la crise économique sous l’angle d’une crise de civilisation, partageant les exaspérations civiles portées sur la place publique par les mouvements protéiformes des nouvelles contestations sociales que sont les « Occupy Wall Street » ou les « Indignés ».

Il suffit de lire la manière dont Stiglitz résume la politique économique et sociale des États-Unis pour comprendre le potentiel contestataire de sa vision. Pour ce dernier, la politique se résume par l’action du « 1% pour le 1% par le 1% » … on pourrait y adjoindre « au détriment des 99% ».

Joseph Stiglitz soutient que les aides publiques de sortie de crise n’ont pas bénéficié aux populations ciblées mais ont, au contraire, permis aux « 1% de conserver son emprise sur une part énorme du revenu national » : « les gains de la reprises sont allés massivement aux Américains les plus prospères. Ce 1% supérieur a accaparé 93% du supplément de revenu crée dans le pays en 2010 par rapport à 2009. Dans une économie moderne, l’État établit et fait respecter les règles du jeu. Il donne aussi les ressources. Et par le biais des impôts et des dépenses sociales, corrige la répartition du revenu qui émerge du marchéCe sont eux qui fixent les règles du jeu politique qu’ils mettent au service de leurs intérêts ».

Joseph Stiglitz dépeint une Amérique fracturée digne d’un roman de politique fiction avec « 15% de la population en situation de pauvreté en 2010 contre 12.5% en 2007 » et un nombre de « familles en situation d’extrême pauvreté, vivant avec moins de deux dollars par jours, qui a doublé depuis 1996 » atteignant 1.46 millions en 2011.

Les inégalités se sont considérablement accrues selon les catégories sociales outre-Atlantique qui recoupent des catégories ethniques : « de 2005 à 2009, le ménage afro-américain ordinaire a perdu 53% de sa fortune et le ménage hispanique moyen a perdu 66% de la sienne ». Fait assez rare, « même la valeur nette du ménage américain blanc ordinaire s’est sensiblement contractée » avec « une perte de 16% sur son niveau de 2005 ».

Cette paupérisation du pays, Stiglitz l’analyse au regard d’autres éléments édifiants : l’évolution de la population carcérale, l’accès à l’éducation et à la santé, l’espérance de vie, etc. Le constat se durcit lorsqu’il compare les données avec des pays supposés être « moins développés ».

« L’absence d’assurance-maladie est un facteur qui contribue à la mauvaise santé, notamment chez les pauvres. […] L’espérance de vie aux États-Unis est de 78 ans, moins que les 83 ans du Japon. » Le pays est classé « quarantièmes au classement général d’espérance de vie, juste derrière Cuba. » Quant à la mortalité infantile des moins de cinq ans, « c’est pire qu’au Biélorussie et en Malaisie » !

Des mauvais indicateurs, écrit-il, qui « sont largement le reflet des statistiques désespérantes des Américains pauvres : leur espérance de vie est inférieure de près de 10% à celle des plus riches. » 

Stiglitz, dénonçant depuis longtemps le tautologique économique, soutient que la solution « n’est pas économique, mais politique » et nécessite une réforme en profondeur. Il avance que « nous savons comment réguler le secteur financier mais les banques ont une immense influence politique car dans notre système, l’argent fait la différence. C’est lui qui finance les campagnes électorales… ».

Joseph E. Stiglitz

Le Prix de l’inégalité

Date de parution : 01-09-2012

ISBN : 978-2-918597-72-8

25 €

 

Le social-business : l’économie au service de la réduction de la pauvreté

crédit : Hadrien Meyer / Art Vision System

Le 19 juin 2012, en marge de la conférence des Nations Unies sur le Développement Durable de Rio, l’électricien Schneider Electric et le social-business spécialisé dans l’énergie, Grameen Shakti, ont officiellement créé une joint-venture visant à développer l’accès à l’énergie électrique aux populations les plus défavorisées du Bangladesh. La nouvelle entité économique, Grameen Schneider Electric, témoigne de l’intérêt grandissant des partenariats économiques entre des firmes multinationales et des social-business.

                                                 Développer l’accès à l’énergie durable

La joint-venture Grameen Schneider Electric a été conclue entre Muhammad Yunus, créateur de la Grameen Shakti et prix Nobel de la paix 2006, et Jean-Pascal Tricoire, Président du Directoire de Schneider Electric. Ce social-business ambitionne d’équiper quelques 200.000 foyers en systèmes photovoltaïques domestiques, et ce dès 2013.

 En tant que social-business, la Grameen Schneider Electric répond à certains principes de fonctionnement. Forgé par Muhammad Yunus, la notion de social-business est une activité économique -en opposition à la philanthropie et l’assistance humanitaire- dont le but ultime est la réduction de la pauvreté. Le social-business parvient à accomplir ses objectifs de deux manières : d’un part, en produisant des biens et services ayant une utilité sociale comme le développement de l’accès à l’énergie ; d’autre part, en faisant des populations pauvres l’acteur principal de leur changement de condition économique et sociale. En outre, les bénéfices réalisés par un social-busines à l’occasion de la vente de ses produits ne sont pas distribués aux propriétaires de l’entité économique mais restent dans l’entreprise sociale pour améliorer son activité, voire pour la développer.

 A l’occasion de Rio+20, Jean-Pascal Tricoire expliquait qu’ « en lançant Grameen Schneider Electric en marge de Rio+20, Schneider Electric et la Grameen Shakti associent leurs compétences pour l’accès à l’énergie. Ainsi des solutions durables se développent pour les 1,3 milliard de personnes encore dépourvues de ce droit qu’est l’accès à l’énergie ! »

Le social-business, une autre vision de l’économie

 La création du social-business grâce à l’alliance de Schneider Electric et de la Grameen Shakti s’insère dans une optique de développement durable. Au-delà de ses agissements pour réduire la pauvreté par le biais de l’empowerment, le social-business raisonne en termes de respect de l’environnement. Le développement durable est central dans le social-business, cette « autre type d’activité économique qui prend en compte le caractère multidimensionnel de la nature humaine » selon Yunus.

 Les enjeux sociétaux et les problématiques environnementales sont à la base de cette forme alternative d’activité économique. Pour Yunus, le système économique capitaliste financier est une impasse car il se coupe de l’être humain : l’économiste y substitue une vision « qui prend en compte le caractère multidimensionnel de la nature humaine » où la maximisation systématique des profits est remplacée par la poursuite d’objectifs sociaux spécifiques maximisant le bien-être des populations.

 Muhammad Yunus explique dans son ouvrage « Vers un nouveau capitalisme » :

 « Qu’est ce qui ne va pas ? Dans un monde où le libéralisme économique ne connaît plus guère d’alternative, pourquoi les libres marchés laissent-ils tellement de gens de côté ? Alors que quelques nations sont en marche vers une plus grande prospérité, pourquoi n’est-ce pas le cas d’une grande partie du monde ? L’explication est simple. Dans leur forme actuelle, les marchés libres ne sont pas conçus pour résoudre les problèmes sociaux. A l’opposé, leur fonctionnement pourrait exacerber la pauvreté, la maladie, la pollution, le crime et les inégalités ».

 Dans le contexte actuel de crise économique, sociale et environnementale, la notion de social-business trouve un écho important car elle permet de penser le libéralisme sous un autre prisme.

Yunus soutient qu’il est possible, dans une activité économique marchande, de réaliser des profits sans rechercher la maximisation constante des bénéfices.  Lucide sur les dérives d’un capitalisme unilatéral, Yunus n’en est pas moins un ardent défenseur du libéralisme :

 « Je crois en la liberté des marchés comme source d’inspiration et de liberté pour tous, non comme architecte de la décadence d’une petite élite. La théorie du libre marché souffre d’une défaillance de conceptualisation, d’une incapacité à saisir l’essence même de l’humain. »

La joint-venture et le social-business

La création de la Grameen Schneider Electric illustre l’intérêt de conclure des partenariats entres les firmes multinationales et les social-business locaux pour produire des effets sociaux positifs. Muhammad Yunus voit ces partenariats comme une aubaine car « le monde des affaires concentre l’essentiel de l’innovation financière » mais « n’est pas directement incité à utiliser ses méthodes pour éradiquer la pauvreté ». La création de Joint-ventures permet d’allier la capacité économique des grandes entreprises avec l’objectif des social-business.

En 2005, une autre initiative des joint-ventures vit le jour entre la Grameen Bank, institution de microcrédit créée par Yunus en personne, et le géant agroalimentaire Danone. La Grameen Danone fut créée au Bangladesh pour, selon le protocole d’accord, « réduire la pauvreté grâce à un modèle économique de proximité permettant d’apporter quotidiennement des éléments nutritifs aux pauvres. La joint-venture sera conçue et fonctionnera comme un social-business. Elle cherchera à partager ses bénéfices avec tous ceux que son activité concernera. »

Grameen Danone produit des yaourts savoureux et nutritifs, luttant ainsi contre la malnutrition infantile, tout en cherchant des moyens de servir la collectivité. La Grameen Bank a octroyé de nombreux prêts à des villageois pour acquérir des vaches laitières. Ces personnes sont donc autant fournisseurs des matières premières que consommateurs du produit fini. Plusieurs micro-usines constituent le maillage productif des yaourts. Ainsi, la production de yaourts permet de réduire la pauvreté en offrant un aliment sain et peu onéreux et en redynamisant le tissu économique local pour que les communautés soient acteurs de leur propre changement.

L’expérience de la Grameen Danone fut résumée par l’expression « sauver le monde un pot de yaourt après l’autre » ; le projet de Grameen Schneider Electric pourrait être de « réduire la pauvreté un interrupteur après l’autre ».

Les fondations Rothschild : « moderniser et démocratiser » l’engagement dans le domaine des arts et de la culture

Sur son site internet, l’agence de presse spécialisée dans le marché de l’art, Art Media Agency, revient sur l’impact des fondations philanthropiques dans le domaine des arts et de la culture. La contribution de l’agence de presse prend la famille Rothschild comme exemple emblématique de l’évolution de la philanthropie passant du simple mécénat à la volonté d’avoir un impact social positif.

L’Art Media Agency retrace l’évolution de la philanthropie de la famille Rothschild qui, « en redéfinissant les missions des fondations, la génération actuelle incarnée par Ariane et Benjamin de Rothschild modernise et démocratise leur engagement dans le domaine des arts et de la culture ».

La dépêche de l’AMA est reproduite ci-dessous.

La famille Rothschild: une vision renouvelée de la philanthropie

Paris, le 3 juillet, 2012, Art Media Agency (AMA)

En redéfinissant les missions des fondations, la génération actuelle de la famille Rothschild modernise et démocratise leur engagement dans le domaine des arts et de la culture.

Avec ses douze fondations réparties partout dans le monde, le réseau de fondations Edmond de Rothschild se focalise principalement sur l’éducation, avec des projets à la variété de domaines : les arts et la culture, l’entreprenariat social et l’environnement, le dialogue interculturel, la santé et la recherche. S’inscrivant dans une longue tradition de philanthropie qui a commencé avec Mayer Amschel Rothschild (1744-1812) et ses cinq fils, la génération actuelle, incarnée par Ariane et Benjamin de Rothschild, est « empreinte d’une image moderne de la philanthropie,  plus stratégique », explique Léa Peersman, en charge des projets. Cette évolution d’un mécénat « pur » vers une philanthropie portée sur son impact social se réalise grâce aux programmes éducatifs qui impliquent un partage d’outils et de compétences afin que chacun puisse avoir accès aux moyens de construire son propre avenir.

« Pour nous », déclare Firoz Ladak, directeur de la Fondation Edmond de Rothschild, « les arts vont au-delà de la culture, et tendent au quotidien. Nos programmes permettent l’appropriation et l’utilisation d’outils propres à chaque expression artistique, afin qu’ils deviennent des vecteurs d’émancipation sociale ». Un exemple d’une des initiatives sociales est le programme « Artiste intervenant en milieu scolaire », qui depuis trois ans propose des résidences aux artistes diplômés de l’École nationale supérieure des beaux-arts (Ensba) dans des écoles de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). C’est en organisant des sorties pour des élèves, en proposant des projets et en animant des travaux en classe que les artistes à la fois soutiennent la création artistique et améliorent l’accessibilité du public à la culture. Léa Peersman précise : « Notre rôle est de faire en sorte que les arts deviennent un outil pédagogique, à la fois en terme de développement personnel et professionnel ».

En outre, la logique et le fonctionnement du mécénat des fondations Rothschild se distinguent de ceux des fondations d’entreprise. Indifférent aux bénéfices liés au mécénat tels que les déductions fiscales la famille Rothschild se fait également reconnaître par l’aspect enrichissant et dynamique de leur collaboration et dialogue avec leurs partenaires sur des projets. C’est en voyant leur rôle évoluer que cette famille philanthropique cherche à modifier les modèles traditionnels qui dominent en dehors de Paris, où le financement de la culture est limité aux mairies, conseils généraux et autres services publics.

 Lien direct vers l’article original

Selon l’ONG Transparency, corruption et crise économique sont liées en Europe

L’association Transparency International a publié le 6 juin le rapport « Argent, pouvoir et politique : les risques de corruption en Europe » qui conclut qu’aucun État européen ne présente un bilan totalement favorable dans la lutte anticorruption. Pire : le rapport établit des liens entre la corruption et la crise financière actuelle. Continuer la lecture de Selon l’ONG Transparency, corruption et crise économique sont liées en Europe

Globocratie, hyper-riches et agonie des classes moyennes

Avec l’accélération de la mondialisation économique et financière , nourrie de l’idéologie néo-libérale, nous assistons depuis plus de trente ans à un recul de la plus extrême pauvreté mais aussi à un accroissement des inégalités. Continuer la lecture de Globocratie, hyper-riches et agonie des classes moyennes

Etude de Fondapol sur la philanthropie en France

Le think tank libéral, progressiste et européen Fondapol a publié l’étude « La Philanthropie. Des entrepreneurs de solidarité » qui fait le point sur l’évolution récente de la philanthropie en France et les enjeux pour poursuivre la croissance de ce secteur. Fondapol milite plutôt en faveur d’un système à l’anglo-saxonne Continuer la lecture de Etude de Fondapol sur la philanthropie en France